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L’Essentiel au-delà de la Matière

Date d'ouverture : 17 janvier 2025 - 6 avril 2025

Artiste

Kay Kou
L’Essentiel au-delà de la Matière

Démarche artistique

Cette exposition présente une rétrospective du travail de Kay Kou réalisé au cours des huit dernières années. Dans sa sélection d’œuvres, l’artiste transcende le temps linéaire, tissant ensemble le passé, le présent et l’avenir. Chaque œuvre incarne ses profondes angoisses et luttes intérieures, observées à travers un prisme de dépersonnalisation. Son art part de scènes du quotidien pour s’étendre aux thèmes de la survie, du foyer, de la mémoire collective et de l’existentialisme. Sous un regard apaisé se cache une curiosité sceptique envers les absurdités de la vie ; il n’y a pas de réponses claires, seulement des indices subtils.

Déclaration de l’artiste :

« Je pensais qu’il me suffisait de photographier suffisamment quelqu’un pour ne jamais le perdre. En réalité, mes photos me montrent combien j’ai perdu. »

Cette citation poignante de la photographe Nan Goldin résonne profondément avec ma vision pour cette exposition. En tant que nihiliste, je me retrouve souvent dans la conviction que la vie est dépourvue de sens intrinsèque. Pourtant, à travers la photographie, j’ai progressivement cultivé un lien avec le monde, développant un regard neuf. Je considère mon corps comme un réceptacle pour les émotions, ouvert à toute expérience. Chaque chose semble dépourvue de vérité ou de valeur absolue, mais sa simple existence est d’une précieuse signification.

L’absurdité n’est pas éthérée ; peut-être que l’infime est en réalité plus grand. Un regard fragmenté peut révéler des instants souvent négligés, nous rappelant des réalités brutes, non embellies, qui brillent d’une intensité éclatante. Je me souviens de vous – que ce soit une personne assise à même le sol, un éléphant debout, une fleur en fin de floraison, un instant de beau temps éphémère, un œuf échappé des mains, un frôlement d’épaules, le regard d’une sculpture centenaire ou la lumière changeante des jours ordinaires.

Avec un regard tranquille, je vous invite à voir le grandiose dans le banal, à trouver la joie dans les détails de la vie qui passent inaperçus, et à ressentir les fragments étincelants d’une existence non altérée par les distorsions de la mémoire.

Plus on regarde, plus on voit.

Comment se rendre sur place

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